Les pouvoirs « magiques » du mouron blanc

Petit focus sur une merveilleuse plante méconnue : la stellaire intermédiaire plus connue sous le nom de mouron blanc ou mouron des oiseaux

Petite plante de nos potager, toujours désherbée et pourtant si utile !

Je vous présente ici « mes » façons de l’utiliser, les propriétés que je recherche, ce que j’ai expérimenté. Je ne détaillerais pas tout ce qu’elle peut faire, je n’ai pas envie de développer ce que je ne connais que par des lectures, ça serait du recopiage, je n’en vois pas l’intérêt. Mais si vous êtes curieux aller chercher d’autres infos, elle a plus d’un tour dans ses feuilles !

Elle peut être confondu avec le mouron rouge et le mouron bleu mais elle n’est même pas de leurs famille. C’est une caryophyllacée alors qu’eux sont des primulacées. Bon, j’arrête avec les gros mots !

Pour commencer, la fleur de la stellaire est comme une petite étoile blanche, 5 pétales qui donnent l’impression d’être 10 alors que les mourons ont une fleur qui leur a donné leur nom : le mouron bleu a une fleur bleu et le mouron rouge, ben … rouge.

Et sans la fleur me direz vous ! La feuille est plus « molle », plus tendre, sa tige est ronde alors que chez les mourons elle est carré, elle n’a pas de point noirs sous les feuilles contrairement aux 2 autres (mais qui n’en ont pas à tous les stades de croissance)

Et surtout elle a des poils sur la tige ! Et pas n’importe quels poils ! Ils sont bien rangés, en ligne, et quand ils arrivent à un nœud (endroit où les feuilles sont connectées à la tige) la ligne de poils change d’endroit. Un fois que l’ont a ça, on est sûr de soi !

Mais si on se trompe quand même ? Ou si on les ramasse ensemble ? (des fois elles poussent ensemble). Pas de panique !

Les mourons rouge et bleu ne sont réellement toxique que pour les lapins, mais toxique comme mortel alors attention ! Pour les humains, ils risquent d’irriter les paroirs intestinales si on les ingère, de provoquer un inconfort mais surtout ils n’apporteront pas les propriétés de la stellaire intermédiaire !

Côté alimentaire

Elle ressemble au pourpier pour le goût mais est moins agréable à mâcher, plus sèche. Pour la salade, la cueillir vraiment jeune, juste les bouts. Comme je ne prends pas trop le temps pour cette cueillette, je la mange en pesto, au printemps. Elle a l’avantage, en plus de tous les minéraux et vitamines qu’elle apporte en cette saison de sortie d’hiver, d’adoucir le goût des pesto qui peuvent vite devenir amères suivant les plantes utilisées.

Mais c’est en externe que je l’utilise le plus !

En macérat dans l’huile d’olive, grâce à Annie !

Il était une fois, il y a fort longtemps (pas tant que ça mais bientôt 20 ans quand même), je travaillais dans un jardin (pour changer). Dans ce jardin (une école de la vie, bien au delà du jardinage même si on avait déjà des cours de perma, un lieu et une période où j’ai beaucoup appris sur l’humain, sur moi, découvert les soins alternatifs, le langage du corps, la symbolique de nos maladies, le channeling, … Merci Micka si un jour tu tombes là dessus !! ) j’ai rencontré Annie ! Annie qui rentrait de Grèce où elle avait vécu longtemps, avec ses chèvres, dans la montagne. Annie qui utilisait les plantes sauvages dans sa vie, comme certains vont au supermarché. Annie qui me partageait ses connaissances et nourrissait ma soif d’apprendre (pareil que pour Micka, si tu tombes là dessus, un immense merci !!).

Donc Annie m’a partagé sa recette de macérat de stellaire, tellement efficace contre les boutons de fièvre. Et pendant de longues années je l’ai utilisé exclusivement comme ça, avec de super résultats, y compris sur les zonas.

C’est quand même incroyable, cette petite « mauvaise herbe » de nos jardins, si efficace et si méconnue, présente là, sous nos pieds ! Et tous ces gens qui utilisent des huiles essentielles exotiques (non-sens écologique : quantité de plantes, trajets, …), à hautes doses (et oui,plusieurs gouttes par jours ce sont de très hautes doses pour des huiles essentielles)

Par la suite, en faisant quelques recherches (il n’a pas fallu chercher longtemps) je me suis rendue compte qu’elle est conseillée pour l’eczéma. Je l’ai associée à de l’hydrolat de calendula, en lotion biphasée et je l’ai fait tester à des personnes aillant de l’eczéma mais aussi à des personnes souffrant de psoriasis.

C’est ainsi qu’est née L’Apaisante, la grande sœur du baume Bouton de fièvre

Je n’ai pas prétention de dire que ça guérit ce genre de maladie mais les retours des utilisateurs montrent que ça apporte un réel confort dans le traitement des crises, et c’est même utilisable sur le cuir chevelu car moins gras qu’une huile seule.

Je pense proposer un atelier spécial sur la fabrication de cette huile, lors de la prochaine saison, histoire que chacun retrouve son autonomie !

Et pour ceux qui sont déjà à l’aise avec les transfos, c’est super facile : au bain marie, de l’huile d’olive, dedans de la stellaire, on touille, on rajoute, on touille, on rajoute … jusqu’à saturer l’huile, on filtre sans presser. Par contre, beaucoup de « perte » d’huile, qui reste dans les plantes et on « perd » le fond avec la décantation.

Et voilà, un trésor de nos jardins réhabilité !!